Login

Fendt poursuit son engagement Cancers du sein en milieu agricole : quand le proche devient le premier aidant

Face au diagnostic de cancers du sein, le quotidien d’un foyer bascule. En milieu agricole, où lieu de vie et lieu de travail se confondent, l’épreuve médicale prend une dimension critique. Entre soins, gestion quotidienne de la ferme et vie de famille, le cercle proche — qu’il s’agisse du conjoint, d’un enfant majeur ou d’un ami — se retrouve propulsé au rang d’aidant principal. Un rôle essentiel, parfois invisible, qui n’est pas sans risque.

Vous devez vous inscrire pour consulter librement tous les articles.

Chaque année, des milliers de femmes font face aux cancers du sein. Derrière les chiffres, il y a des histoires de vie, dont celles de nombreuses agricultrices installées comme cheffes d’exploitation individuelle, notamment en élevage.
Lorsque la maladie frappe une éleveuse seule à la barre, c’est tout le fonctionnement de l’exploitation qui vacille instantanément. Le vivant n’attend pas : alimentation des bêtes, traite quotidienne, soins aux nouveau-nés et suivi sanitaire restent des impératifs absolus. La situation est également tendue lorsque les conjoints sont installés tous les deux sur la ferme, tant le rôle de l’épouse est déterminant : gestion administrative, comptabilité, logistique du foyer… Or, la fatigue générée par les traitements s’avère vite incompatible avec les charges physiques du métier. À cela s’ajoute l’éloignement géographique des centres d’oncologie, qui impose des trajets fréquents et chronophages, immobilisant la malade et mobilisant ses proches.

Cumul de casquettes pour l’aidant familial

Dans ce contexte, le conjoint, mais aussi parfois un enfant, un parent ou un cercle d’aidants élargi, devient le premier maillon de la chaîne de soutien. Être aidant en agriculture, c’est devoir faire face à une double pression : être présent aux côtés de la malade lors des rendez-vous médicaux et maintenir son moral, tout en assurant seul ou en urgence les astreintes de la ferme. Pour le conjoint ou l’enfant qu’il exerce un travail à l’extérieur ou non, le défi devient un véritable marathon quotidien.
Sans compter que bien souvent, les proches ont tendance à vouloir « tout porter sur leurs épaules » par pudeur ou par habitude. Pourtant, s’épuiser nuit à la santé de l’aidant et, par extension, à la capacité d’accompagner au mieux la malade dans son parcours de guérison. Reconnaître son statut d’aidant et accepter de passer le relais est une nécessité pour pérenniser l’exploitation. Des solutions existent pour éviter le surmenage.

Comment obtenir de l’aide ?

S’appuyer sur un réseau de soutien

 

Vous aussi, soutenez la recherche

Faites un don !

A découvrir également

Voir la version complète
Gérer mon consentement